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Dead Zone

John Smith est un enseignant tout ce qu'il y a de plus ordinaire lorsque plusieurs évènements bouleversent sa vie. Il gagne à la loterie dans une fête foraine où il s'est rendu avec sa fiancée. Il se fait renverser et tombe dans le coma. Il se réveille plusieurs années après. Sa fiancée a refait sa vie. Et il se retrouve doté de la capacité de voir le passé ou le futur des gens en les touchant.
Un tel don suscite l'hostilité, la méfiance, l'envie, la haine, le rejet. John Smith refuse en tout cas d'en faire un usage mercantile. Il acceptera cependant d'aider la police dans une enquête sur un tueur en série, puis essayera de reprendre une vie normale. Jusqu'au jour où il voit l'apocalypse en serrant la main d'un homme politique. Il est le seul à le voir. Il est le seul à le croire. Que peut faire un homme face à un avenir pareil?
Mon avis
Si cette histoire vous dit quelque chose (mais que vous n'avez pas lu le roman), c'est parce qu'elle a été adaptée tout d'abord au cinéma puis en série télévisée avec une belle réussite. Le roman de Stephen King est à la hauteur de la série ou inversement. Une plongée de l'auteur dans cet amérique qu'il aime et pourtant sur laquelle il est réaliste en mettant en avant ses travers et ses dysfonctionnements.
La saison de la sorcière

Le monde dans un futur proche. Alors que la Chine s'étend en Mongolie, la France est devenue - par la force - un protectorat américain. Les raisons de cette occupation : des "attentats" magiques sans morts que les américains essayent de punir à leur façon.
Par ailleurs, les Etats-Unis essayent d'embaucher tout ce qui ressemble à un magicien, une sorcière, ou autre. Embaucher, contraindre ou tuer.
En France un groupe de jeunes paumés accueillent leur pote tout juste sorti de prison. Et là les ennuis commencent.
C'est la saison de la sorcière.
Mon avis
Sur ce roman assez court, Roland C. Wagner s'attache plus à décrire les dérives de notre système actuel au travers d'une fantasy uirbaine futuriste et rythmée. Si cela se fait un peu au détriment d'un approfondissement des personnages, ça permet surtout de nous entrainer de page en page, de surprise en rebondissement, dans un rythme qui fait qu'il est difficile de poser le roman. Comme souvent avec cet auteur.
La servante écarlate

Autrefois elle avait tout : un nom, un mari, une fille. C'était une femme libre, de vivre et d'aimer. Maintenant elle est Defred, une servante écarlate, habillée tout de rouge et d'une colerette blanche. Depuis que les hommes n'arrivent presque plus à procréer, les femmes capables d'enfanter sont dépouillées de leur identité pour devenir des ventres reproducteurs mises à disposition des Commandants - sorte de nouveaux guides spirituels - et de leurs Epouses incapables d'avoir des enfants. Il y a aussi les Martha, les servantes. Pourtant tous sont des êtres humains, et parfois l'humanité resurgit avec tout ce que ça compte de révolte, d'attachement, d'ambiguité.
Defred n'a plus le droit de lire, d'écrire ou d'avoir une opinion. Ca ne l'empêche pas de penser, de rêver, de se souvenir de son passé de liberté et d'imaginer un avenir où elle serait libre de nouveau.
Mon avis
Il est des livres qui nous marquent, et La servante écarlate en fait partie. Critique d'un régime totalitaire, patriarcal, c'est un roman féministe qui nous pousse à réfléchir. Attention qui dit féministe ne veut pas dire revanchard ou misandre.
C'est une vraie réflexion autour du passage de la femme de libre à une fonction limite objet - ce qui est le cas de toutes, pas seulement les servantes écarlates - Epouses dépossédées de la capacité d'être mère, servantes écarlates dépossédées de leur corps et de leur identité, même les Martha, servantes anonymes et interchangeables.
Cette réflexion se fait par le regard de Defred sur sa vie au jour le jour, par de petites choses du quotidien, des évènements auquel nous ne faisons plus forcément attention et pourtant pour lesquels des femmes se sont battues. Croiser une femme enceinte, croiser le regard d'un homme sans culpabilité, partager une intimité, une tendresse, être libre de dire non. Ou oui.
Un roman qui m'a tellement marquée que j'ai peur de le relire, par peur d'être déçue, de ne plus comprendre ou de m'y perdre. Ca ne l'empêche pas d'être dans ma pile et je reviendrais vers lui un jour!
L'oeil des cieux

Un roman du cycle Dirk & Steel
Blue trimballe quand même pas mal de casseroles, assez pour lui pourir la vie ! Un père riche qui ne s’est jamais intéressé à lui, si riche en fait qu’il dirige une multinationale dans le genre du pire que vous puissiez imaginer. Des pouvoirs paranormaux de maitrise de l’électricité, qu’il s’emploie à cacher et qu’il essaie d’utiliser pour faire le bien au sein de son agence de détectives assez spéciale - chaque membre de l’agence Dirk & Steele ayant une particularité, un pouvoir.
Lorsque Blue se retrouve dans un cirque sur les traces de son demi-frère, sa vie va prendre un tournant qu’il n’aurait pas imaginé. Il y a cette dompteuse de félins, métamorphe et si belle. Il y a ce demi-frère qu’il n’avait vu même s’ils se ressemblent à presque tout point de vue. Il y a toutes ces agences officielles, officieuses et toutes ces personnes qui jouent, mentent, manipulent, trahissent.
Mon avis
Un arrière goût de Heroes - surtout par rapport à la dernière saison qui se passe dans un cirque. Des personnages blessés, volontaires, doués de pouvoirs qu’ils s’efforcent de cacher tout en vivant avec. Un bon potentiel mais un roman qui s’en tire correctement sans plus.
Oui sans plus. Quelques longueurs, quelques scènes chaudes inutiles mais que les auteurs de ce genre de roman ont l’air de se sentir obligés de mettre (Merci Anita Blake ?). Le côté mélange petite structure de détective/mégacorporation et intrigues d’agences diverses rendent l’ensemble suffisament divertissant pour passer un bon moment, mais pas assez pour avoir envie de lire les 3 précédents volumes.
En partenariat avec Phénix-Web
Sous le souffle de Mistral

Merry se voit confier en rêve un nouvel objet de pouvoir. En le donnant à l’un de ses gardes à qui il appartenait autrefois, Meredith va être encore une fois à l’origine d’un miracle ramenant des pouvoirs immémoriaux à un Sidhe. Cela l’entraîne non seulement dans une partie de jambes en l’air, mais également au cœur de l’un des lieux sacrés du Sithin : un jardin autrefois luxuriant et désormais mort. Pas juste endormi. Mort.
Les choses n’arrivent jamais par hasard ! Merry et ses hommes pressentent qu’elle a été envoyée là pour une très bonne raison : ressusciter le jardin. Il faut bien l’admettre : le Sithin répond et appelle Merry, ce qui n’est pas au goût de tout le monde et provoque également des catastrophes auxquelles il va falloir survivre... Comme de se retrouver sur le territoire des Sluaghs sans autorisation...
Mon avis
Un peu moins de sexe et un peu plus d’action dans ce tome édité directement dans un format poche. Il reste à l’image des précédents bien que plus court.
Comme le 3 & 4, une seule journée se passe dans le volume, si ce n’est moins. A ce rythme là on espère que Merry ne va pas mettre deux ans à devenir Reine des Unseelies sinon on est mal parti !
La Peau sur les os

Billy Halleck est un homme à qui la vie a plutôt souri. Avocat réputé, marié à une femme qu'il aime toujours, père comblé, il n'a pour seuls défauts que son obésité et son arrogance. Lorsqu'il renverse une vieille gitane, ses relations et son argent lui permettent de s'en tirer au détriments de la communauté gitane.
C'est alors qu'il se met à maigrir. Tous les jours. Invariablement. Quelle que soit la quantité qu'il mange. Il voit alors apparaitre le spectre de sa fin sous la forme la plus terrifiante pour le bon vivant qu'il était. Comment réagit un homme dans sa position face à cette fin, face à la culpabilité, face à une prise de conscience ? Une vision terrible des réactions humaines devant l'impossible, l'inéluctable, le refus.
Mon avis
Comme toujours Stephen King maitrise ses personnages et leurs émotions. Ils sont humains. Ils sont plus qu'humains. Ils ont des failles, ils subissent, réagissent, et se trompent. Parfois. Souvent.
Un livre oppressant qui fait partie des meilleurs écrits sous le pseudonyme de Richard Bachman.
Marche ou crève

Le 1er mai de chaque année ils sont cent à entamer la Longue Marche. A chaque ralentissement ou arrêt, un avertissement. Au quatrième avertissement, le marcheur est éliminé. Pas de la marche. Définitivement! Par un des soldats armés qui encadrent la marche.
100 personnes qui savent qu'elles n'ont que peu de chance de survivre, 100 personnes dont la vie les pousse à affronter la mort dans un but dérisoire : qui de l'argent pour sa famille, qui pour la notoriété, qui pour la reconnaissance d'une personne en particulier.
Et bizarrement au fur et à mesure de cette marche, des amitiés se nouent et les marcheurs n'ont pas envie de voir mourir leurs concurrents. Amitié courte puisqu'elle se soldera forcément par la mort de l'un d'entre eux.
Ils sont 100 à marcher. 99 doivent mourir. Qui sera le survivant?
Mon avis
Ecrit en 1979, ce roman a pourtant un sujet très actuel. Il est paru en France à peu près au moment où Nagui lançait le jeu "Que le meilleur gagne" (début des années 1990). Cela nous faisait sourire car le principe était proche. En moins sauvage bien entendu!
Ce roman préfigure une version sans concession à la Stephen King/Richard Bachman des jeux mêlant épreuves et télé-réalité qu'on trouve aujourd'hui. Etes-vous prêt à tout pour passer à la télé? Etes-vous prêt à tout pour la célébrité? A tout pour gagner?
Angoissant, prenant, il fait partie de mes romans préférés de cet auteur car au delà de la Longue Marche, c'est de l'humanité des participants qu'il nous parle, l'humanité dans ce qu'elle a de plus beau et dans ce qu'elle a de plus moche aussi.
Les assauts de la nuit

Merry ne songe qu’au repos et à profiter des plaisirs de la vie, les plaisirs de la chair en premier bien entendu... Au lieu de cela des meurtres ont lieu dans le sithin - le palais magique unseelie. Dont un humain, un photographe qui n’aurait jamais dû quitter la zone autorisée certes, mais un humain quand même.
Alors Merry prend les choses en main et décide de faire appel aux techniques d’enquêtes scientifiques pour confondre le coupable. Après tout elle a été détective privée pendant de longues années.
Ce serait si simple, si elle n’avait pas à gérer sa tante psychotique, son cousin assassin et pourtant emprisonné, les nobles qui ne veulent pas la voir devenir reine, les sidhes qui deviendraient bien devenir le père de l’héritier et le sithin qui répond de plus en plus à son appel.
Mon avis
Ce tome est beaucoup plus léger en détails scabreux et cela le rend bien plus agréable à lire. D’autant que l’intrigue et le devenir des unseelies se précise et ne donne envie que d’une chose : connaître la suite.
En collaboration avec Phénix-Web
L’éclat envoûtant de la Lune

Meredith est une princesse sidhe qui s’était réfugiée parmi les humains à cause de sa mortalité. En effet, sang mêlé, elle ne possédait pas cette immortalité si caractéristique des sidhes. Elle retourne en Féérie le jour où la Reine de la cour Unseelie, sa tante, fait d’elle un des ses héritiers putatifs. Rien de plus simple pour devenir Reine : être la première à avoir un enfant... Pleine de bonnes intentions et dans le but de l’aider bien sûr, la Reine lui donne certains de ses gardes avec lesquels Merry doit essayer de procréer...
Merry est maintenant un peu remise de tous ces changements, au milieu de ses hommes, de Kitto, le gobelin devenu sidhe par la magie du sexe, de Sauge, ce demi-fey énervant de quelques pouces de haut, et à côté de Maeve, ancienne noble de la cour Seelie exilée parmi les hommes.
Dans les deux prochains jours, Merry doit passer à la cour Unseelie, à la cour gobeline et à la cour Seelie - dont le roi n’est autre que son oncle qui ne rêve probablement que de la tuer. Mais avant ça, Merry va devoir survivre aux événements de la nuit !
La Déesse semble avoir décidé qu’elle, Meredith, Sidhe bâtarde de sang mêlé, mortelle, serait le nouveau vaisseau de son pouvoir. Révélant les pouvoirs endormis de ses hommes, provoquant l’apparition de capacités nouvelles chez ceux qui l’entourent, attirant à elle le Calice perdu des Sidhes dans un rêve, Meredith ne manque pas d’étonner tout le monde. Tout cela en continuant de copuler avec ses chers hommes, et plus encore...
Mon avis
L’histoire est vraiment passionnante. Les cours féériques Seelie, Unseelie et autres sont imaginées avec une précision d’horloger. Le moindre acte a des conséquences gérées par l’auteure sans aucun faux pas ! On veut savoir ce qui va se passer ensuite. Mais...
Mais les 250 premières pages du volume tournent allègrement à un érotisme torride flirtant allègrement avec la pornographie. Les actes sont détaillés sur plusieurs pages et quand ça se calme, l’héroïne ne peut pas faire 3 pas sans être assaillie par des hommes nus devant essayer de procréer le futur enfant tant attendu. Oh c’est pour la bonne cause : devenir la Reine pour la survie des Unseelies au lieu de les laisser dans les mains de son cousin sadique. Sans oublier d'en profiter pour réveiller les pouvoirs disparus de ses hommes, pouvoirs nécessaires aux combats à venir, et révéler la nature Sidhe des autres créatures masculines qui l’entourent... Oui oui, d’accord. Mais c’est trop. Et l’auteure a trop mêlé le sexe à la magie de son univers pour que la suite ne soit pas du même tonneau.
Ca se laisse lire sans déplaisir, si on n’est pas gêné par une débauche de chairs nues entremêlées...
Chronique en partenariat avec Phénix-Web
Fièvre Fatale

On retrouve McKayla Lane dans la mauvaise posture dans laquelle on l’a laissée : aux mains de faes de volupté, elle se retrouve dépossédée d’elle-même, transformée en Pri-Ya, sans conscience, sans passé, devenue objet sexuel pour faes. Commence un combat mené pour elle par d’autres. Dani, la jeune Sidhe-Seer qui lui ressemble tant. Barrons qui fera tout pour la faire revenir à elle. Y compris prendre le risque de se faire haïr encore plus.
Rendue à elle-même, Mac se sentira encore plus seule. La colère lui donnera l’énergie de se battre et d’essayer de rassembler et de convaincre tous ceux qui pourraient combattre les Unseelies, ces faes noirs qui ont envahi la terre. Ainsi que celui qui les dirige, le meurtrier de sa sœur. Ce ne sera pourtant pas le dernier conflit, la dernière souffrance contre laquelle elle devra se battre.
Mon avis
Avant-dernier tome des aventures de Mac, les dernières pages se terminent sur un évènement encore plus haletant que le tome précédent, laissant le cinquième tome se faire désirer ! Comme les tomes précédents, il apporte son lot de réponses et de nouvelles questions. Dans un Dublin dévasté et dans des mondes parallèles, l’histoire ne commet pas de faux pas et, si l’auteure se laisse aller à l’érotisme, celui-ci n’envahit pas l’histoire à son détriment mais participe à l’intrigue et accompagne les combats de notre pas si blonde héroïne.
Chronique en partenariat avec Phénix-Web